lettre magnifique... décrivant le peu qu'on se connaît...
Malgré tout, vous n'avez pas intérêt à me la prendre... elle lui appartient et m'a été offerte... Attention je ne plaisante pas...
Bonne lecture aux plus courageux ! =D
(Angie, comme vous pouvez vous en douter, c'est moi...)
Merci à toi Déva, pour toute cette émotion que tu nous fait partager...
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11/12/04-00h22'
Bonjour Angie,
c'est la première fois que je vais t'écrire directement sur un support autre que msn...
Ton d'abord j'espère que tu vas bien, ensuite j'espère que tu apprécieras ce que je vais écrire, mais si ce n'est pas le cas, n'hésite pas à me le dire...
Il y a peut-être deux semaines qui se sont écoulées depuis que nous avons commencé à converser via msn, et je crois qu'il y a plus ou moins un mois et demi que j'ai laissé mon 1er message sur ton skyblog, je profite une fois encore de cette occasion pour t'en féliciter...
J'ai l'impression que cela fait plus longtemps que nous avons commencé à nous parler, peut-être est-ce parce que c'est quasiment devenu un acte quotidien, je ne sais vraiment. En tout cas je prends beaucoup de plaisir à le faire, et j'espère que nous pourrons encore longtemps le faire.
Je crois que l'on a commencé à se parler un peu à cause de chacun. Moi qui avais mis mon adresse et toi qui l'a prise...Si mon souvenir est bon, nous avons commencé par messages interposés...Le 1er c'était pour te dire comment je voyais un aspect de la définition des gothiques différemment de ce que tu décrivais dans ton article je crois, et j'en avais profité pour glisser l'un ou l'autre petit mot à gauche à droite...Et à ma surprise tu m'as un jour répondu, et ensuite c'était déjà lancé. Moi j'aimais beaucoup ce que tu faisais, et toi tu semblais apprécier mes commentaires...
Voilà, ce petit point de vue global de la situation, juste pour se resituer...Mais je parle beaucoup pour ne rien dire, alors je vais simplement laisser s'écrire les mots par eux-mêmes. En pensant à ce que je sais de toi, et en écoutant mon cd de Within-Temptation...Voici ce que je t'ai dit, je le fais. J'espère que tu aimeras...Mes plus sincères sentiments de respects à ton égard...
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J'ai écrit beaucoup, souvent sans but. J'ai écrit beaucoup, souvent comme aujourd'hui, tard dans la nuit, avec juste cette lumière pour me laisser voir...Mais c'est différent, j'écris pour quelque chose, cela a un sens, comme je m'en sens plus soulagé, tout ceci, ces milliers d'heures passées dans le noir, tout ceci pour me mener ici...
Il est tard, mais je n'ai pas sommeil. Je rêve autant éveillé que endormi, mais à quoi rêve tu donc? Qui peut prétendre te connaître dans tes rêves...
Il y avait un hiver, il y avait un automne, il y avait du vent et un ciel qui n'était pas toujours bleu. Le désir de voir ce qui se passait, la recherche de ce que je générais, l'idée de ne pas être le seul. Je lis ses mots, et je vis entre ces mots...Ce fut bien là un sentiment d'existence, un soulagement dans la souffrance...
Nous sommes désarmés, il ne nous reste que nos larmes pour pleurer, ceux que nous avons jadis aimés. Des mots, juste des mots, un réconfort dans la nuit froide, ce soir une nouvelle ombre s'est élevée, quelque part dans le lointain, on peut toujours se regarder dans un miroir.
Des jours dans la peur, des jours dans la souffrance, et parfois des lumières différentes, comme si tout d'un coup le ciel devenait plus sombre, et alors seulement les étoiles semblent briller vraiment. C'est par un de ces jours si rares que je l'ai rencontrée. A travers des phrases pour crier notre différence face à un monde qui ne nous comprend pas, face à un monde auquel nous n'appartenons pas, face à un monde qui ne nous reconnaît pas. Equidistance entre les âmes errantes dans le brouillard. Relation latente, paroles pour se rendre compte, mots sombres pour construire nos tombes, seules les feuilles tombent en automne. Il n'y a là dedans nul amour, seulement des êtres en perdition dans un paysage dénué d'horizon. Ne jamais se regarder pleurer, ne jamais pouvoir se sentir réconforter. Et si il n'y avait personne d'autre, si le temps cessait de s'écouler...
Je vois une ombre, le brouillard est si épais, la vie si longue parfois. Attends dans le doute, regarde dans les ténèbres, une ombre plus sombre que les autres, regarde dans le ciel, une lumière plus vive que les étoiles, mais ils ne savent pas voir. Les autres se sentent mieux, le monde se remet à tourner, le temps à s'écouler, et c'est à ce moment précis que l'on se salue enfin, au milieu de nos ébats éparses, de notre combat éternel contre une vie que nous n'avons jamais voulue, pour une mort que nous n'avons jamais vue...
Le vent va plus vite que les sentiments, les mots en disent plus que gestes, le silence montre combien notre égarement semble immense. Un pas dans la lumière noire, une vie dans le désespoir, un moment où l'on peut encore y croire. Mais à force d'appeler une réponse nous parvient, venue de si loin, comment les choses peuvent-elles être ainsi, sommes nous si incertains...
Compter jusqu'à l'infini, se ressembler, se dissembler, s'aimer, se rejeter, et au fond se dire que c'est ça que nous voulons éviter. Du sang qui s'écoule doucement sur le pavement, des larmes qui s'écoulent doucement comme seules armes, une absurde guérison de nos coeurs brisés par le souffle de la vie comme une bien triste illusion. Et puis, un murmure dans la nuit, une ombre dans le noir, un cri dans le brouillard, une musique dans la désunion de ton âme, et après une petite voix. Croire en soi, ne pas se dire que l'on est pas...
L'eau s'écoule dans un bruissement de cristal, la rivière gèle petit à petit, un arc en ciel dans le ciel, de la neige dans les champs, et au milieu de tout cela, personnage bouleversant, âme attachante, une idée révoltante, une enfant tellement innocente...
A gauche comme à droite, ce sont toujours les mêmes notes de musique, la vie est la même pour tous, mais jamais n'oublie que les notes sont jouées comme tu le veux, tu fais la musique, tu fais l'harmonie, tu fais la vie, tu fais ta vie...
Au milieu des forêt aux arbres morts, dans une grande détresse, l'âme a enfin atteint l'autre côté de l'enfer. Des anges qui marchent main dans la main, des ombres qui se dissolvent dans la nuit de cendre, une petite fille qui s'en va regarder la lune, et beaucoup de désir qui se traduisent par des rêves incessants, puissent-ils être ta réalité...
L'infinie mélancolie dans son errance l'emporte aux confins de la douleur, là où même les pleurs ne peuvent faire cesser le malheur, là où même la peur, ne semble plus qu'être une lueur.
Du sang partout, des cheveux morts qui cache ton visage, des mèches qui couvrent tes yeux, comme des souvenirs de tes rêves passés, comme ton sourire avant que ton coeur ne soit brisé...
Ne pleure pas, tes ailes sont réparées, tu pourras à nouveau voler. Le soleil n'est pas si dur à éclipser, la beauté met parfois du temps à se révéler, et les larmes plus encore pour s'écouler. Le long de tes joues, un sourire, le regard dans le vide qui se perd dans l�horizon de tes pensées, dans l'illusion de ta vie rêvée. Des mots surgis du passé, et ton coeur s'est soudainement brisé...
Par la fenêtre de ton coeur, tu vois le monde et les autres, et à chaque fois tu te dis un peu plus que tu n'es pas des leurs. Une vitre, une pensée, une petite chose cachée en toi, profondément enfouie, quelque chose qui te rends différente à leur yeux, quelque chose qui te rend si belle à mes yeux, une beauté aussi invisible que les sentiments qui habitent dans le fin fond de ton coeur...
Il y a trop de gens, partout, il y a trop d'êtres me regardants si terrifiants. Il y a une cercle autour de moi, ne le franchi pas, ou tu provoqueras mon trépas. Voilà ce que nul ne peut voir, et ce que tous voudrait pouvoir. Le monde tue petit à petit, les âmes se consument aussi, mais le souvenir reste jusqu'à ce que tout soit fini. La lumière m'aveugle, le monde m'asphyxie, la peur me torture, la musique et la solitude m'apaisent...
On se photocopie si souvent, on voudrait être mais on ne fait que croire, il y a des portes que personne n'ose franchir, il y a des chemins qui sont tellement beaux à décrire. Elle écrit dans un livre déjà achevé, sur la dernière page il est simplement marqué: "Si seulement j'avais su comment t'aimer, peut-être n'aurais-je pas eu à me tuer..."
Cette fatalité que nous impose la destiné, ces milliers de mètres qui séparent les derniers d'entre nous, les premiers soupirs, la lente agonie d'un vampire. Démonter une personne comme s'il s'agissait d'une machine, et si jamais l'emballage ne plaît pas, alors on ne regarde pas à l'intérieur, c'est là une de nos plus grandes frayeurs...
A la fin on se couche sur un lit, et on rêve que jamais demain n'arrivera, et quand cela se produira, peut-être qu'on ne sera plus, peut-être qu'on ne saura pas...
Une épitaphe si terrible, un jugement si limpide, et quelques paroles aussi claires que l'eau.
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J'ai trouvé quelque part quelqu'un qui pouvait me dire que j'étais ce que je suis.
J'ai trouvé quelque part un être qui pouvait m'aimer pour ce que je suis.
J'ai trouvé quelque part quelqu'un qui pouvait me briser pour être ce que je suis.
J'ai trouvé quelque part quelqu'un qui pouvait pleurer parce que je n'étais plus.
J'ai trouvé quelque part quelqu'un qui voulait devenir ce que j'étais, qui voulais me rejoindre là où j'allais, qui voulait me croire quand je disais que je l'aimais, qui pouvait me consoler quand je lui disais ce que je vivais...
Il fait froid aujourd'hui.
Il faisait beau hier.
Il fera très froid et noir demain.
Je suis mort aujourd'hui.
Hier je me suis tué.
Demain je serai enterré.
Je le regrette aujourd'hui.
Je le désirais hier.
Je l'assumerai demain.
Je suis triste aujourd'hui.
J'étais mélancolique hier.
Je serai plus beau demain.
Je n'y crois plus aujourd'hui.
J'y croyais hier.
Je ne croirai plus en rien demain.
Il est tard aujourd'hui.
Il était trop tard hier.
Il sera trop tôt demain.
Je pense à toi aujourd'hui.
Je pensais à toi hier.
Je penserai à toi demain.
Je voudrais vivre aujourd'hui.
J'aurais voulu mourir hier.
Je voudrai exister demain.
Je t'écris aujourd'hui.
Je t'ai écrit hier.
Je t'écrirai peut-être demain.
Main dans la main aujourd'hui.
Pourquoi l'as tu lâchée hier.
Pour toujours demain.
Toi tu m�aimes aujourd'hui.
Toi tu ne m'aimais plus hier.
Toi tu m'aimeras demain.
On se manque aujourd'hui.
On s'est manqué hier.
On ne se verra plus jamais demain.
Je ne t'oublie pas aujourd'hui.
Je ne t'oubliais pas hier.
Je ne te t'oublierai jamais demain.
Tu dors aujourd'hui.
Tu souffrais hier.
Tu comprendras demain.
Tu pleures aujourd'hui.
Tu pleurais hier.
Tu souriras un peu plus demain.
Je t'aime aujourd'hui,
je t'aimais hier,
je t'aimerai pour toujours...
Il y a des endroits cachés que nous ne pouvons atteindre.
Il y a des choses d'une tel beauté que pour les décrire les mots viennent à manquer.
Il y a aussi des anges aux ailes brisées qui voudraient à nouveau voler.
Il y a aussi des fées qui de leur baguette magique sont dépossédées.
Il y a des êtres partout qui sont rejetés.
Il y a des âmes qui sont magnifiques à croiser.
Il y a des images qui sont parfois endeuillées.
Il y a des cris qui ne sont pas toujours écoutés.
Il y a des êtres fragiles qui sont abandonnés.
Il y a des étoiles qui cessent de briller.
Il y en a parfois qui recommencent à nous éclairer. Nous qui sommes après tout destiner à par nous-mêmes être tué, nous qui sommes condamnés à éternellement regretter, nous qui sommes en train de se demander, comment on pourrait encore aux autres apporter, comment on pourrait encore simplement aimer...
Je cherche un endroit ou nulle fleur ne pousse...Et je cherche cette fleur...
Il y a de la poussière dans l'antichambre...
Il y a des jours où le soleil est une étoile comme les autres...
Il y a des anges qui t'attendent dehors, cours les rejoindre et ne te retourne pas...
Toutes les cicatrices ne sont pas visibles...
On voudrait être l'un l'autre ce que l'on rêve...
Une fée pleure la mort près d'un lac enchanté et agite sa baguette ensorcelée...
Pourquoi nos coeurs sont-ils si glacés, pourquoi ne savons nous pas nous consoler...
La vie est une façon de mourir comme les autres...
Essaye de te regarder pleurer, et regarde tes larmes s'écouler, puisse-t-elles un arc en ciel former...
Je suis le reflet de mon miroir le jour, je suis l'image de mon âme la nuit...
Déva, 11/12/04-2h09'...

